Le jeudi 12 février 1998 a eu lieu la cérémonie de pose de la première pierre du futur lycée
protestant d’Arue en présence des autorités civiles et religieuses.
Poser la première pierre d’un futur lycée, c’est un acte à la fois symbolique et d’avenir.
Acte symbolique car c’est un rite qui révèle des besoins en instruction et éducation non satisfaits, comme une confiance voire une reconnaissance dans l’Institution qui porte le projet.
Acte porteur d’avenir également qui suppose une politique scolaire inscrite dans la durée.
Il n’est pas fréquent de poser la première pierre d’un lycée protestant.
Depuis la construction du Lycée Do Kamo à Nouméa en 1979 par l’Alliance scolaire évangélique, ce doit être le premier lycée projeté dans le monde protestant francophone.
Ce jeudi 12 février 1998 était donc jour de joie et d’espoir.
Les autorités de l’État, du Territoire, de la commune d’Arue, de l’Église et de l’Enseignement Protestant se sont retrouvées autour des chorales de la paroisse et des élèves, accompagnés de nombreux enseignants et amis des écoles protestantes.
Programme de la cérémonie
. Accueil par Marcus GODFREY, Pasteur de la paroisse d’Arue
. Chant (chorale de la paroisse menée par Edwin TAUTU)
. Lecture biblique et prière par le Pasteur Davidson BENNETT
. Chant (chorale de la paroisse)
. Discours de Monsieur A. Teriivaea NEUFFER, Président du Conseil d’Administration de l’Enseignement Protestant
. Discours de Monsieur Boris LEONTIEFF, Maire de la commune de Arue
. Discours de Monsieur Nicolas SANQUER, Ministre de l’Éducation et dela Formationsupérieure
. Discours de Monsieur Jean ARIBAUD, Haut-commissaire dela Républiqueen Polynésie Française
. Discours de Monsieur Jacques IHORAI, Président de l’Eglise Evangélique de Polynésie Française
. Scellement du parchemin et pose de la première pierre
. « Himene tarava » par les élèves du Lycée-Collège POMARE IV
. Chant (chorale de la paroisse)
. Cocktail offert par l’Eglise Evangélique et préparé par la paroisse d’Arue
Le calendrier du projet
1997 : Études préliminaires
1998 : Fin des études. Permis de construire attendu en avril. Appel d’offres courant juin.
Début des travaux en juillet. Construction du bâtiment destiné à l’enseignement professionnel.
1999 : Construction des trois autres immeubles
2000 : Finitions et aménagements extérieurs
Pour inciter à la réflexion, suivons l’ouverture des cérémonies avec quelques mots prononcés par les principales autorités civiles et religieuses :
Pasteur Davidson BENNETT
« Si nous voulons réussir à accompagner un être vers un but précis, nous devons le chercher là où il est et commencer là, justement là. Celui qui ne sait faire cela se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres. Pour aider un être, nous devons certainement comprendre plus que lui mais d’abord comprendre ce qu’il comprend. Si nous n’y parvenons pas, il ne sert à rien que nous soyons plus capables et plus savants que lui. »
Monsieur Teriivaea NEUFFER
« Comme dans tous les établissements placés sous la responsabilité du Conseil d’Administration de l’Enseignement Protestant, cette œuvre de l’Eglise continuera à développer avec harmonie l’esprit laïque et le souci évangélique, dans le respect de toutes les libertés et celui des spécificités polynésiennes. »
Monsieur Boris LEONTIEFF
« S’il est un événement qui doit ravir le maire d’une commune, c’est bien la pose de la première pierre d’un lycée. C’est un plaisir de constater que la soif de savoir des générations montantes nécessite la construction d’un nouvel établissement scolaire capable de les conduire jusqu’à cette étape mythique de la connaissance que représente le baccalauréat.
Le lycée Samuel Raapoto perpétuera à juste titre le nom du premier président de l’Eglise Evangélique de Polynésie Française, grand évangélisateur, homme de paix et fervent bâtisseur de l’œcuménisme, une valeur dont nous avons tant besoin aujourd’hui, et pas seulement au sein des églises. »
Monsieur Nicolas SANQUER
« Ce projet répond effectivement à ce que l’on appelle dans les lois qui définissent le cadre des relations avec les enseignements privés, un besoin scolaire reconnu. »
Monsieur Jean ARIBAUD
« On pense toujours à tort qu’il faut faire la grande réforme de l’éducation qui fera que l’on aura un système parfait. Et on oublie une chose c’est que la vie est tellement changeante que l’on ne peut pas imaginer, vingt ans à l’avance, ce que sera la société.
Donc en fait, une bonne éducation est une éducation qui est capable de s’adapter inlassablement à un monde qui bouge.
Pour moi, être ici aujourd’hui est une très bonne tribune pour, en notre nom à tous, remercier la communauté enseignante, remercier les familles aussi qui l’entourent et dire aux jeunes qui sont là, ne ratez pas ces années-là. Aidez-nous à faire en sorte que dès le début de votre vie, vous vous disiez : j’ai été élève dans cet établissement et cela a été un très grand privilège. »
Monsieur Jacques IHORAI
« Je ne veux pas oublier en ce jour, l’engagement de tous les fidèles qui ont permis que nous devenions propriétaires de ce terrain sur lequel sera bâti ce Lycée polyvalent.
Les anciens responsables de l’Eglise, dont beaucoup ne sont plus là, considéraient les jeunes polynésiens comme un groupe d’athlètes qui courent et nos encouragements ne sont pas pour ceux qui sont devant mais pour ceux qui sont derrière, comme l’a confirmé au mois de mai dernier le Séminaire de l’Enseignement Protestant.
Puisse ce message accompagner ceux qui seront chargés de la conduite de ce Lycée. »
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